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Rien ne vaut le pire

Le bonheur ? Non. Personne ne veut être heureux de nos jours… Le meilleur, le plus riche, la plus belle, avoir la plus grosse, la plus grande maison, des enfants premiers de la classe poussés vers une fac de médecine ou de droit. Une vie de superlatifs. Mais être heureux ? Simplement heureux ? Certainement pas. On tient à nos drames. Sans eux la vie serait d’un ennui mortel. D’un naturel manichéen et ambivalent, il est capital pour l’humain de faire l’expérience du pire afin d’apprécier le meilleur. Allons, vous savez que c’est vrai. Notre patrimoine culturel le crie depuis que l’art est né. Contes, romans, films, peintures, même les programmes télévisés. Tous suintent à des degrés différents l’imprévu, l’ambition, le danger, la luxure, la menace, la violence, la peur, la perversion, l’horreur même. Et on en redemande, même lorsque cela nous a traumatisé. On s’habitue à tout, c’est bien connu. Chaque objectif atteint fait place au suivant. Vide de projets, on parviendra tout de même à trouver un problème à notre quotidien duquel tenté de s’extraire ou s’autodétruire. Addiction, comportements à risques, délinquance… Même le plus sage des hommes aura un beau jour chipé un bonbon. L’interdit, l’adrénaline, le fantasme. Ces mots résonnent-ils comme quelque chose de plaisant ? Voilà. Le bonheur y trouve t-il sa place ? Temporairement, sous forme de plaisir. Le plaisir est-il permanent ? S’il l’était, ne finirions-nous pas par nous en lasser ? La béatitude sans relâche, ce doit être éreintant. Saviez-vous qu’on pouvait littéralement mourir de rire ? Pleurer est poétique. La part de noirceur en chacun est attrayante. Imaginez simplement un film où tous les personnages ont une vie agréable, le métier qu’ils aiment, aucun problème d’argent, les meilleures relations qu’elles soient familiales, amicales, amoureuses. Bon, et ? Aucun intérêt. On veut du sang, de la tromperie. Chérissez les moments pénibles de votre vie, ils la rendent intéressante. Rien ne vaut le pire.

Bon, maintenant que le décor est planté, vous vous imaginez bien que je ne vais pas vous raconter une histoire plate où tout se passe bien. Par contre, vous aurez envie d’un happy end. Et oui, parce que l’homme est à ce point compliqué qu’il aime souffrir pour une raison, faire que ça compte, qu’il soit récompensé à la fin, qu’une justice divine honore sa peine, ses épreuves. Qu’il y ait au moins une morale. Tout a toujours été question d’équilibre. Aussi haut que nous montons, aussi bas retombons-nous et inversement. Est-ce que je vous offrirai cela ? Mh, je ne sais pas encore. Restez jusqu’au bout. Accrochez votre ceinture on a de la route !

1.

Je vais vous raconter une histoire triste comme toutes les autres. Heureusement triste, pour être intéressante. Une histoire d’amour avant tout. L’histoire de la rencontre entre deux êtres qui ont senti que leur vie commençait vraiment le jour où ils sont tombés amoureux l’un de l’autre. Où tout a soudainement pris sens, où les journées se sont colorées, les aliments goûtaient plus que jamais, l’alcool enivrait sans rendre malheureux, les nuits étaient merveilleusement longues, le monde a parcourir ensemble infini et des années de bonheur se profilaient à perte de vue. Un couple de presque trentenaires passionnément attachés dont le quotidien consistait à se le démontrer par tous les moyens possibles. C’est l’élixir de la vie. Lorsque l’amour coule dans vos veines et qu’il est réciproque, rien ne surpasse cette sensation. Mais comme la vie est une pute, un jour, elle vous le retire. Comme elle est également une petite garce, elle commence par une personne avant l’autre parce que sinon ce serait trop facile. On cesserait de s’aimer en même temps, on se quitterait bons amis. Seulement cela ne se passe pas ainsi. D’abord, un premier est infecté et se lasse. Cela prend du temps, c’est insidieux. Une distance s’installe peu à peu entre les deux amants. Elle gagne de plus en plus de terrain. L’encore amoureux ne comprend pas que le moins amoureux laisse l’intruse s’immiscer entre eux, voire s’installer progressivement. Dormir entre eux, couper la parole à table. Et puis, progressivement, l’autre tombe malade à son tour. La lassitude devient aigreur, reproches. Plus rien ne va, tout rouille. Le cadenas d’amour ne brille plus. On rompt, on se remet ensemble. On rompt encore. On est célibataire, on revit. Tout est à nouveau possible. Puis l’autre nous manque. Finalement on se remémore les bons souvenirs. On redevient triste, vide, comédien. On rencontre quelqu’un d’autre. C’est agréable mais ce n’est pas celui ou celle que l’on a quitté. On se souvient alors comme on aimait l’autre au début. Mais ce temps est révolu. Cette parenthèse divine. Et puis, on est plus tout jeune. Alors on reste avec l’à peu près nouvel amour avec qui la vie est plus calme. Moins de passion, moins de risque de voler en éclat. C’est plus reposant, serein. Mais alors, l’alcool rend de nouveau triste. Le couple d’amoureux transis restés jeunes dans la mémoire refait surface et nourrit nos nuits de spleen. Tout est prétexte pour être malheureux. Quand ça va on s’ennuie, quand ça ne va pas on aspire au calme. Jamais content, crétin d’humain. Toujours en quête. Quelle que soit la direction, il faut bouger. J’ai appris une chose au fil des années : même les plus belles femmes se font tromper ou quitter parfois. Alors inutile d’essayer de devenir la plus belle. Inutile de faire quoi que ce soit dans le but de garder quelqu’un. Vous lui en voudrez de vous quitter au final alors que vous aviez joué à être la personne idéale. Soyez vous-même, c’est un gain de temps. Ne fuyez pas l’amour parce que ça fait mal. Au contraire. Quand l’amour meurt ou se transforme, peu importe, vous le remplacerez par la douleur. C’est une autre façon de se sentir vivant au point de vouloir mourir. Mais ne visez pas cela non plus, ce serait couillon. Vivez sans vous poser de question. N’appréhendez pas, c’est une perte inutile d’énergie et un frein.

Alors, ce couple si amoureux, uni, qui vivait nuit et jour ensemble, lié pour toujours. Pourquoi n’a t-il pas échappé au sort réservé à ceux qui s’aiment trop ? Sommes-nous punis d’être heureux ? Non. Espèce d’humain égocentrique. La terre s’en fout de toi. Il est encore question d’équilibre. Tu es trop heureux là, ça ne va pas il faut que tu goûtes un peu au drame pour ne pas oublier à quel point ta vie te sourit. Et quel grandiose festin. Ainsi, plus on souffre, plus on aura goûté au bonheur. Voyons cela d’un bon œil puisque rappelez-vous, on a dit que personne ne souhaitait réellement le bonheur. Avoir souffert nous rend si spéciaux. Les gens favorisés énervent. Et pourtant, les pauvres ! Les fils et filles à papa sont les plus drogués justement car ils n’ont rien accompli et n’ont rien besoin d’accomplir. Même s’ils refilaient tout leur héritage à de bonnes œuvres, on dirait que ce n’est pas leur argent, qu’ils n’ont aucun mérite. Enfants au nom de famille célèbre tentant désespéramment de s’en défaire pour exister de leur propre nom et plus dans l’ombre de. Un enfant défavorisé, issu d’une minorité, ayant vécu un enfer, quelqu’un n’ayant fait que subir sera porté tel un héros. Qu’a t-il fait de plus que subir et survivre pourtant ? La vie est injuste, tout le monde est malheureux mais reçoit ponctuellement quelques shots de plaisir, histoire de tenir bon, instinct de survie oblige. Pour mieux mourir plus tard. Une fois que l’on prend conscience de tout cela. Ne nous reste plus qu’à agencer au mieux notre vie pour recevoir autant que possible ces mini-doses de bonheur et braver la mort tout en nourrissant une part de ténèbres afin de mieux laisser entrer la lumière et d’en ressentir les doux rayons. Le plaisir des grandes vacances, lorsque les pieds nus foulent le sable doux et fin d’une plage bercée par l’éternelle danse des vagues. Y vivre 365 jours par an. L’émotion est-elle la même qu’en ce début de quinzaine sabbatique du banlieusard au teint gris? Celui-là même qui envie ceux qui en jouissent à l’année ignore qu’ils sont anesthésiés à cette sensation.

Ils avaient tout pour être heureux. Et ils le furent. Même quand ils ne l’étaient plus, ils le restèrent par injections ponctuelles, par hommage au passé, par habitude. Avant de s’apercevoir de la comédie. Un peu comme lorsque l’on continue de manger alors que notre ventre ne nous réclame plus rien, simplement parce que cette part de gâteau nous fait envie, psychiquement.

Elle l’avait remarqué en premier. Il avait quelque chose qui l’attirait. Qu’était-ce ? Son aisance, son sourire, la sensation qu’avec lui la nuit ne finirait pas. Elle était alors en couple, histoire de ne pas être célibataire. Seule, elle avait choisie un être aussi mal dans sa vie qu’elle et à deux, ils avaient si faim d’un destin incroyable qu’ils s’étaient unis, pensant arrivés quelque part. Il la mena à lui. Elle le laissa là. Il ne l’aimait pas de toute façon et elle non plus. Il rouspéta un peu car elle tomba amoureuse de celui qu’il lui avait présenté. Délicieux coup du sort. Plus-value sur l’histoire. Mais quand tu aimes, tu n’as plus de retenue, ni de valeurs. On vit pour soi. Pourquoi se priver du grand frisson par respect pour quelqu’un qu’on aime pas vraiment et réciproquement. Arrêtez de jouer les martyrs par bien-pensance ou pour nourrir votre propre tragédie. Ainsi, égoïstement, elle se laissa emporter par le charme de ce garçon. Ils s’étaient croisés quelques fois, de la sobriété timide jusqu’à l’ivresse qui ne permet pas de discussion sérieuses. De toute façon la musique est trop forte dans ces moments là. On se contente de s’observer, de se sentir bien ensemble, de vivre le moment présent, de danser, de rire, de manger, de boire, de faire n’importe quoi et de dormir longtemps. Et puis un jour, elle lui écrivit. Pas une lettre non, vingt et unième siècle oblige, un texto. Il lui répondit. Elle lui répondit, il lui répondit. Et cela pendant dix jours. Et le feu prit instantanément. Ils se nourrissaient de ce repas virtuel, trépignant d’impatience dans l’attente du nouveau colis digital délivrant une facette de plus de cet être si prometteur.

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Fais-moi rire ! ou l’histoire d’un blog

J’avais prévu d’écrire sur la mémoire aujourd’hui. Mes petites notes étaient prêtes, je m’étais bien documentée, j’allais livrer un nouveau billet rédigé en pyjama car c’est souvent la nuit que me vient l’inspiration/l’envie. Et puis, au moment de commencer, j’ai aperçu dans l’onglet des notifications celle que j’avais reçue une semaine ou deux plus tôt. Celle m’informant que je venais de publier mon cinquantième article sur ce blog. J’ai eu envie de partager l’info mais je ne savais pas de quelle manière. Finalement, j’ai décidé qu’il était peut-être temps de revenir sur l’origine de Fais-moi Rire! Lire la suite de « Fais-moi rire ! ou l’histoire d’un blog »

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Black Mirror, inédit saison 6: Les Usines à Rêves.

Hein ? Mais qu’est-ce qu’elle dit. Au mieux elle ment, au pire elle spoile. Pas de panique… La saison 6 de Black Mirror est encore dans les cartons. Sorry. Cependant, ayant vu juste dans les grandes lignes un an à l’avance pour l’un des épisodes de la saison 4, pourquoi ne pas imaginer un peu de cette nouvelle saison à venir ? Après tout, fantasmer un futur proche, n’est-ce pas là une belle mise en abîme lorsqu’il s’agit de cette série ? Lire la suite de « Black Mirror, inédit saison 6: Les Usines à Rêves. »

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L’incroyable récit de Zola sur Twitter, digne d’un futur Tarantino!

Ok.

Donc hier, je faisais nonchalamment défiler le fil d’actualité sur Facebook lorsque je suis tombée sur un article issu de la page « someecards » dont je ne me souviens même plus quand ni pourquoi j’avais adhéré à celle-ci. Ce sont des contenus satyriques le plus souvent, des images, des citations, des articles un peu hardcore sur la fille qui a une larve dans la lèvre ou cet homme marié à un homme sans le savoir, etc. Bref, la fine fleur du web. Je ne me suis jamais vraiment posé la question du « est-ce fake? » parce que bien souvent je m’en foutais complet tant l’article de base ne m’intéressait que le temps de faire « ah dégueuuu » et de passer au suivant.

Mais la nuit dernière vers 2h, heure française, je tombe sur ceci:

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Ne me demandez pas pourquoi j’ai eu envie de cliquer pour ouvrir le contenu de ce qui semblait être une tentative d’accroche un peu low cost pour une histoire capillotractée de plus, mais pourtant, je l’ai fait.

Et là, impossible de décrocher!

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Via les captures d’écran des tweets de Zola qui ont pu être sauvés avant d’être effacés, l’article relate la rocambolesque histoire qu’a vécu cette serveuse d’un bar Hooters à Detroit à la suite de sa rencontre avec Jess, une stripteaseuse qui lui propose un week-end en Floride.

L’histoire tient en un peu plus de 150 tweets rédigés en anglais, et pas celui que tu as appris à l’école mon p’tit, noooon non. L’anglais badass ou deux mots n’en forment plus qu’un, où la ponctuation est inexistante et où les virgules deviennent des « damn », « bitch », « nigga ». Mis à part le coté gangsta de la chose, j’ai réussi à comprendre grâce à mon anglais conversationnel.

L’histoire est captivante, digne d’un Pulp Fiction et rappelle également le film Showgirls sur beaucoup de points d’où les suspicions concernant sa véracité. Dans l’absolu, peu importe, car le côté inédit de ce récit tient avant tout dans son format et c’est en cela qu’apparait une vraie révolution, oui m’sieurs dames, n’ayons pas peur des mots! Une histoire racontée en temps réel sur Twitter, rassemblant de plus en plus de personnes au fur et à mesure des nouveaux posts, c’est très malin. Je suis certaine que cette Zola va faire parler d’elle, que son histoire soit réelle ou inventée. C’est déjà le cas, les « twittos » ont d’ores et déjà largement relayé l’info et s’amusent même à imaginer le futur casting!

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A présent, je m’en vais vous compter cette folle aventure en me basant presque mot à mot aux tweets de départ, changeant le discours direct par un discours indirect, puis je posterai en bas de page l’intégralité des tweets originaux pour les anglophones qui veulent s’imprégner du style de Zola.

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Zola rencontre cette fille un soir où elle bosse au Hooters Bar. Cette petite « blanche » arrive  accompagnée d’un « gros black agé ». Elle est désignée pour être leur serveuse et comme le veut l’établissement, doit engager la conversation avec eux. Elle apprend que cette fille est une danseuse tout comme elle et que ce type est son Sugar Daddy, autrement dit un homme qui l’entretient. Elles discutent de tout et de rien, sympathisent et échangent leurs numéros. Elles s’engagent amicalement à se revoir pour danser ensemble, puis ils partent.

Le jour suivant, Zola reçoit un message de cette fille qui lui propose d’aller en Floride. Zola est surprise. La blonde lui explique qu’elle va danser ce week-end et l’invite à se joindre à elle. Elle est sceptique car elles viennent à peine de se rencontrer et que cette inconnue lui propose déjà un trip entre copines. Mais comme Zola est déjà allée en Floride deux mois auparavant et y a gagné 15 mille dollars… elle accepte. Elle demande avec qui et quand elles partent. L’autre fille lui répond simplement d’être prête à 8 heures. Agacée Zola lui redemande avec qui elles partent ce à quoi la danseuse répond: « mon copain et notre coloc, il  a un spot à Tampa. » Zola valide et prépare ses habits de strip-teaseuse les plus « efficaces ». Son petit-copain n’est pas d’accord pour qu’elle y aille, il est blessé. Pour l’apaiser elle lui fait un câlin [sexuel, oui. Et apparemment, ça fonctionne] et s’en va.

Dans la voiture il y a « un blanc »(le petit copain) et un « gigantesque black » mais pas le même que la veille. Elle envoie donc discrètement un sms depuis l’arrière: « Un autre Sugar Daddy? Tu as un type d’hommes apparemment! ». Sauf que c’est le grand noir en question qui a le téléphone de la fille! Il commence à rire et dit qu’il utilise le GPS de son téléphone puis répond qu’il n’est pas son Sugar Daddy mais qu’il la connait elle et son copain depuis 8 ans et qu’ils vivent tous ensemble. Jessica [On découvre seulement à ce moment son prénom] la prend à part et lui dit : « Nous serons au club toute la nuit, cette chambre est pour Jarrett, pas pour nous. Déconne pas! ». Zola lui répond qu’elle est d’accord et dans sa tête se dit que de toutes façons elle n’a pas l’intention de se mêler à ce mic-mac.

Elles déposent Jarrett et leurs affaires au motel et partent en direction du club. Elles travaillent. C’est calme (vendredi, début de soirée) et le club en question dispose d’un paquet de règles auxquelles elle n’est pas habituée, du style se retrouver complètement nue. Mais le club exige également le port de « cache-têtons » et de caleçons pour les hommes et tout un tas d’autres trucs.

Après avoir gagné 800$, elle est prête à partir. Au même instant, Jessica est en train de parler à un type, essayant de lui piquer son portefeuille, puis finissent par échanger leurs numéros.  Zola lui demande d’appeler son « mec » car elle est prête. La blonde s’exécute. C’est le grand black qui vient, pas le petit-copain mais bon peu importe. Elle la tire sur le coté et lui demande ce qui se passe avec son coloc. Elle lui répond qu’ils sont vraiment proches, qu’avant de rencontrer Jarrett elle était avec lui, qu’il prenait soin d’elle… Zola comprend tout de suite ce que cela signifie: « Il prend soin de moi » en langage de strip-teaseuse, cela signifie « c’est mon mac [proxénète] ». Elle lui demande si Jarrett est au courant ce à quoi Jess répond bien évidemment que non. Puis elle affirme qu’elle n’a rien gagné ce soir et demande à Zola combien elle s’est fait parce qu’il va le leur demander. Elle rétorque que ça ne les regarde pas. Ils se mettent en route et immédiatement il tente de savoir combien elles ont fait, ce à quoi elles répondent « rien » à l’unisson. Il s’agace, précisant que sa « nana » a fait une mauvaise soirée également et qu’ils feraient mieux d’aller la chercher (sa fiancée vit dans le coin).

Ils la récupèrent et l’homme dit: « Personne n’a rien rapporté. Vous voulez attraper? » (ce qui signifie piéger en langage stripper). Jessica répond positivement, demandant s’il a des clients. Zola reste silencieuse à l’arrière. Il lui dit qu’il peut lui en avoir. Jess affirme qu’elle a besoin « d’attraper » mais que Jarrett est à la chambre! Le black leur annonce qu’il ne comptait pas les faire bosser dans ce trou, que c’était juste pour Jarrett. Zola se tait. Ils s’engagent vers un bel hôtel de « passes » de l’autre côté de la ville et l’homme les avertit qu’il va réunir quelques clients et les prévenir aussitôt. Il lui tend un téléphone portable destiné à piéger. Zola perd peu à peu pied.

Ils arrivent à l’hôtel. Elle et Jess se retrouvent seules dans une très belle chambre, quand soudain Zola éclate: « Espèce de garce tu m’as eue! Je ne vais certainement pas rester pour jouer avec toi, je rentre chez moi! ». Jessica commence à pleurer, elle  hurle qu’elle ne veut pas faire ça toute seule, que ça l’effraie et la supplie de rester près d’elle. Elle sanglote et Zola prend pitié d’elle. La blonde dit à la brune qu’elle n’aura qu’à simplement « vérifier les mecs » qui viennent et qu’il ne va pas la forcer à piéger. Ce à quoi Zola répond textuellement « Hey salope, je sais qu’il va pas le faire, sinon je le bute  à mort et vous avec! » [Elle y tenait à son « verbatim », qu’y puis-je!]

Jessica se rafraichit. Quelqu’un frappe à la porte. Zola ouvre et un gros blanc dit qu’il vient pour la fille blanche. Elle vérifie ses poches, lui prend son porte-feuille et le laisse entrer. Ils commencent à « baiser » sur le lit juste à côté du sien. C’est un vrai « bordel ». Lorsqu’il eut terminé, il lui tend 100$. Zola n’en revient pas et la questionne: « Jess! Tu vends ta chatte pour 100$?? Une chatte en vaut des milliers! Tu déconnes! ». Jess répond que ce n’est pas elle qui fixe les prix, qu’ils sont déjà discutés avant qu’ils viennent. La brune s’emporte, elle lui dit que quitte à faire ça, autant le faire correctement. Elle réalise plusieurs clichés de la prostituée, les poste en bas de page d’un site avec la mention suivante: #Minimum500$ et le numéro du téléphone prêté. En quelques minutes le téléphone se met à « exploser ». Zola avertit Jess qu’un noir va arriver pour 15 minutes et payer 500$. Il vient, ils font leur affaire, il paye le montant et part. Cela se passe ainsi toute la nuit, une quinzaine de mecs viennent tandis que son pauvre mac lui en envoit 3 en tout et pour tout.

Vers 6h du matin, Jarrett téléphone. Jess décroche avec haut-parleurs. Il hurle « Vous êtes où putain!!??? Le club a fermé!! » Elle lui répond qu’elles sont allées dans un autre car celui ci tournait trop lentement. Au même moment, Zola recherche un nom de club ouvert 24h/24 (la Floride en regorge) essayant de l’aider à crédibiliser son mensonge mais il ne mord pas: « Si t’es allée chez un mec t’es morte! ». Il demande à parler à Zola (en mode « je vais finir par me faire tous ces tarés ce soir! ») commence à la maudire et la questionne: « Vous êtes où? Je sais qu’elle ment! Fais pas ta pétasse comme elle Zola! ». Cette dernière promet qu’elles ne mentent pas, puis il raccroche et elles n’eurent plus affaire à lui pour le reste de la nuit. Elles finissent par s’endormir.

Quelques heures plus tard, le grand noir (Zola ne sait toujours pas son nom à ce stade de l’histoire) arrive. Il demande combien elles se sont fait cette nuit, ce à quoi Jess répond du tac au tac « 5 500$ ». Dans sa tête, Zola bout et se demande pourquoi cette idiote lui dit la vérité! Qu’elle l’a aidée elle, pas lui! L’homme est choqué et tient à savoir  comment cela est possible puisqu’il n’a envoyé que 3 clients. La blonde explique que son amie lui a créé une page sur un site. Zola explose intérieurement et craint la réaction du type que voici: « Tu penses pouvoir faire mon job mieux que moi? » Elle se défend avoir simplement voulu l’aider et que ses clients étaient pauvres. Il éclate de rire puis réclame l’argent que Jessica lui remet immédiatement. Il balance 500$ à la brune ainsi qu’un « Merci Zola, t’es une vraie. » Elle glisse le billet dans son soutien-gorge quand son acolyte s’empresse de demander sa part. « Tu me dois des sous Jess, t’as des mois de retard sur tes loyers. »

Ils se mettent en route et rejoignent Jarrett dans son hôtel miteux pour récupérer leurs affaires. Au moment de partir, ils s’aperçoivent qu’il est dehors en train de fumer de l’herbe avec un mec. Ils le rejoignent et ce dernier s’exclame « Regardez qui voilà… ». Le mac lève la voix et lui répond qu’ils lèvent l’ancre et demande qui est le type avec lui. Jarrett se met à rire puis explique qu’il lui a simplement demandé avec qui il créchait ici, qu’il a répondu être avec « sa meuf et ses amis », rien de plus, qu’ils profitent. [En gros, ils sont défoncés hein…]. Le gars en question se met à son tour à glousser et lançe: « On s’capte plus tard mec, c’était sympa de te rencontrer ». Il part. C’est un noir avec des Dreadlocks, style « black de Floride ».

Ils retournent tous dans la chambre. Le mac se rue sur Jarrett et l’engueule du fait qu’il ne connaît pas ce mec et qu’il lui a raconté être ici avec deux « salopes ». Le petit-copain réplique qu’il lui a demandé pourquoi la veille il a « pété un câble » dehors et qu’il a juste expliqué que sa nana était partie travailler avec une copine et qu’il n’était pas d’accord. Alors le « colocataire » devient fou et hurle que maintenant ce type sait qu’il est question de business ici et qu’ils doivent se barrer vite fait! Les filles sont interloquées.

Ils rassemblent leurs affaires en vitesse et filent jusqu’à un meilleur hôtel à 20 minutes de celui-ci. Le mac apostrophe Zola et lui ordonne de garder un oeil sur Jarrett. Celle-ci réalise qu’elle vient en quelques sortes d’être promue au milieu de tout ce merdier. Il part rejoindre sa fiancée tandis que dans la chambre l’autre couple commence à se disputer. Il lui balance qu’il sait ce qu’elle a fait cette nuit, qu’il a vu l’accroche sur internet et lui prouve en lui présentant une capture d’écran. Zola réalise l’ampleur des dégâts et craint la suite des évènements. Il se met à pleurer comme une fillette et entre deux morves, gémit qu’il pensait qu’elle en avait fini avec tout ça, qu’il n’est pas venu jusqu’en Floride pour ça, et qu’elle fait n’importe quoi. Puis il se retourne vers Zola et demande si c’est pour cette raison qu’elle est venue. Elle rétorque que pas du tout, que Jess lui a demandé de l’aider pour mettre tout ça en place mais qu’elle n’a rien à voir avec ce bordel. Jarrett, choqué qu’elle fasse cela à « sa propre amie », monte le ton et la dispute s’éternise… Usée, Zola décide de les laisser en tête à tête et descend se baigner dans la piscine car après tout, elle est en Floride!

Son copain lui téléphone, elle lui ment et assure que tout se passe bien, ne souhaitant pas qu’il se fasse du souci. Plus tard elle dîne agréablement jusqu’à ce que le mac appelle sur le téléphone prêté: « Puisqu’à présent tu es une Madame [une mère maquerelle] et maitrise cette merde, recommence ce soir. Mais organise simplement des visites à l’extérieur, pas dans cet hôtel, il est trop classe pour ce genre de business. » Zola se satisfait d’avoir mis le mac dans sa poche et se réjouit à l’idée de se faire 500$ de plus. Elle monte avertir Jessica et lui demande de se préparer. Jarrett part au quart de tour et fulmine: « Quoi? Encore?? Non espèce de pute, pas ça!! ». Zola lui conjure de se calmer mais au lieu de cela, il commence à se frapper lui même, comme un fou. La brune n’en croit pas ses yeux. Il continue: « Si tu refais ça Jess, je me fous en l’air! Je t’aime trop! » La jeune femme observe cette scène irréelle de ce couple perdu.

Elle exige que Jarrett s’asseye et se calme pendant qu’elle prend Jessica en photo et poste une nouvelle publicité sur internet. Il est déjà 22h. Dans la salle de bain, Zola coiffe et  maquille la prostituée quand le petit-copain fait irruption et balance que tout le monde sait à présent que c’est une pute, qu’elle peut aller se faire foutre et qu’il veut rentrer chez lui. Elles sont perplexes. Il jette alors à la figure de sa petite-amie son téléphone dont l’écran est arrêté sur son profil Facebook à elle! Il a posté en statut les captures d’écran des deux publicités et sa mère part en vrille dans les commentaires! Stupeur. Jessica fond littéralement en larmes et devient folle. « Oh mon dieu, et ma mère qui garde ma fille ce week-end, comment as-tu pu me faire ça?? » Elle est en total état de panique à même le sol, elle appelle son mac et lui révèle ce qu’a fait Jarrett, que toute sa famille sait à présent! Fou de rage, il réplique qu’il avait demandé à Zola de garder un oeil sur lui.

A peine 5 minutes plus tard, il tambourine à la porte. Cette fois-ci il est accompagné de sa fiancée. Sans perdre une seconde, il se jette sur Jarrett et le soulève par le cou, aboie qu’il devrait le tuer. Le corps de l’homme pendouille dans le vide, il supplie et pleure. La fiancée dégaine un revolver et le pointe alternativement sur tout le monde (excepté son homme bien évidemment). « On s’en fout de lui, il a merdé avec notre fille ». Zola n’en revient pas de ce qui est en train de se passer. Jessica larmoyante, s’accroupit en posture de supplication et l’implore de ne pas le tuer. « Frappe le simplement Z s’il-te plaît ». [On découvre enfin le nom du mac. « Z », ok.] Celui-ci le repose et dit « Nan, je vais lui tuer sa virilité plutôt. » Il s’assoit sur le lit, à coté de sa fiancée et ordonne à Jarrett de s’assoir en face de lui, d’effacer le post et de lui donner son téléphone. Chose faite, il fait signe à Jessica de s’approcher. Zola assiste à la scène complètement impuissante. La fiancée de Z lui déboucle sa ceinture et la prostituée à genoux entreprend une fellation juste sous les yeux de son petit-ami. Z se lève et prend Jessica par derrière toujours sous les regards ébahis de Jarrett et Zola. La fiancée juste à côté, l’arme sur les genoux, laissant faire. Une fois son affaire terminée, le mac impose: « Va te laver Jessica , tu dois aller bosser », puis se tourne vers Jarrett et interroge: « Des questions? ». Ce à quoi le garçon répond: « Je veux rentrer à la maison. » En état de crise de nerfs, Zola éclate de rire. Z répond « Nan. Je vais passer la soirée avec ma femme donc tu vas conduire Jess à ses rendez-vous. Zola a l’adresse des clients donc vous pouvez tous y aller ». Puis le couple taré quitte la chambre. La pièce reste plongée dans le silence pendant approximativement 30 minutes.

Le premier client appelle et informe qu’il est prêt. Jarrett les emmène. Z avait laissé discrètement l’arme à Zola la sommant de ne pas le leur faire savoir. Il lui envoit le message suivant: « Je te fais confiance pour la fille, Zola. Si quelque chose tourne mal, utilise le. » La jeune femme pense alors que c’est de la folie…

Jarrett les conduit auprès de 4 clients consécutifs puis le rythme des appels ralentit. A chaque « arrêt », lui et Zola restent seuls dans la voiture à discuter. La brune réalise que ce n’est pas un mauvais gars mais simplement un bipolaire. Elle comprend mieux ses écarts d’humeurs et ses gestes étranges.

De retour à l’hôtel, Zola reçoit finalement un autre appel. Le client annonce: « Je paie 5000$ mais je veux deux putes ». Elle lui explique que seule une est disponible. L’homme répond qu’il offre 2000$ pour une seule, qu’ils sont 4 mais ne font pas ça à domicile. Zola prévient Z qui lui donne son accord pour les faire venir. Finalement le client dit que c’est d’accord pour que la prostituée vienne chez lui et envoie l’adresse.

Ils reprennent la route et se dirigent vers le lieu du rendez-vous. Dans la voiture, Jess n’est pas confiante et leur demande d’attendre dans le hall. Arrivée à la porte, elle frappe et un homme demande qui est là. Elle répond « votre Rendez-vous ». La porte vole et deux molosses s’emparent de la fille. Zola s’enfuit aussi vite que ses jambes le lui permettent jusqu’à la voiture sauf que celle-ci n’était plus là! Elle hurle, appelle Jarrett dans l’obscurité. « Le crétin est parti! » pense t-elle. Elle compose son numéro tout en continuant sa course. Il décroche surpris et s’enquit de savoir si elles ont déjà terminé. Zola aboie « Connard! Z t’a ordonné de ne jamais nous laisser seules!! T’es où??! », « A la station service, j’avais soif, je pensais pas que vous en auriez pour une minute! » Toujours en train de courir, Zola lui crie que Jessica s’est faite alpaguer, le somme de venir la chercher et qu’il faut prévenir la police.

Une minute plus tard, Jarrett récupère la jeune femme et lui suggère de ne pas prévenir la police mais Z. Elle rétorque que ce dernier va péter un plomb et venir terrasser tout le monde car il n’était pas supposé les laisser seules! Il argumente qu’elle est armée et que si la police vient, elle est foutue. Réalisant qu’il dit vrai, elle se résout à avertir le mac. Ce dernier est livide, son profond accent africain ressurgit si bien que Zola n’arrive même plus à le comprendre et sent qu’il a atteint un seuil au delà de la fureur.

Les ayant rejoint, il lance un « On y va », déterminé. Mais la brune à bout de force tente d’échapper à l’appel collectif. Z gronde: « Je ne suis pas du tout d’humeur, alors maintenant vous vous bougez tous le cul! » Une fois arrivés, Jarrett et Zola se cachent sur un coté de la porte de façon à ne pas être vus et Z frappe. Un homme demande qui est là et le mac crache: « Où est-elle?! » On entend Jessica crier mais la voix répond qu’il n’y a « pas de fille ici mec ». Z tempête: « Ouvre la porte!! ». Et devinez qui ouvre? Le type aux dreadlocks avec qui Jarrett fumait le matin même! Il invite Z à venir vérifier par lui même. Les autres sont priés de rester cachés ce à quoi Zola est reconnaissante.

Donc, Z entre dans la chambre où l’homme semble être seul, s’assoit sur le lit qui est défait et demande où est Jessica. « Dread » explique que puisqu’il semblerait qu’elle veuille piquer le job de ses filles [ses prostituées], elle veut très certainement rester parmi eux. Z se lève, se dirige vers la placard, arrache la porte et découvre Jessica, attachée et complètement assommée. « J’ai 20K pour elle maintenant et tout est pardonné mec », ce à quoi Z rétorque « On a fait plus de 20K ce week-end, seul alors casse toi! ». « Dread » poursuit: « mes gars sont en-bas, ils vont pas te laisser partir avec la fille comme cà! ». « C’est ce qu’on va voir.. »

Zola se tient dans un coin et peut tout entendre. Des bruits de frottement, puis un coup de feu. A nouveau elle prend la fuite mais dans cette tentative elle s’effondre sur le dos dans le hall. Jarrett est sur ses pas. A peine plus loin, elle aperçoit Z, Jess sur l’épaule courant dans la même direction. Il jette la pauvre femme dans la voiture, saute à la place du conducteur. Zola se rue dans le même véhicule tandis que Jarrett fonce se réfugier dans sa propre voiture et tous décampent plus vite qu’il n’en faut pour le dire. Zola sanglote, demande ce qu’il s’est passé, Z explique que le type voulait sa part du gâteau, alors il lui a tiré une balle en pleine tête.

De retour à l’hôtel, ils récupèrent leurs affaires puis se rendent chez Z et sa fiancée dans un superbe appartement. Jessica reprend ses esprits et raconte ce qui s’est passé. Apparemment, ces types l’ont reconnue au motel et ont décidé de l’ « installer ». Après l’avoir alpaguée, ils lui ont demandé de piéger des clients pour leur compte. Elle a refusé, ils ont donc commencé à la passer à tabac, ce que Z a interrompu en frappant à la porte. C’est là qu’ils l’ont attachée et cachée.

Zola abrége le récit en annonçant qu’elle doit vraiment rentrer chez elle à présent, qu’elle est navrée de casser l’ambiance mais qu’elle n’en peut vraiment plus de tout ça. Jarret approuve. La fiancée de Z est dans la cuisine en train de compter les sous de son « africain » comme une « poule de luxe ». Z leur somme de se reposer, qu’il doit quant à lui se débarrasser de l’arme. Il part et tous tentent de trouver un peu de sommeil.

Le matin suivant, Z revient et tend un billet d’avion à Zola et Jarrett. Celui-ci affirme qu’il ne partira pas sans Jessica, pas après ce qui s’est passé la veille, qu’elle a une fille et a besoin d’être auprès d’elle. » Le mac refuse et dit qu’elle doit rester faire de l’argent. Zola n’en revient pas. Elle pense: « Ce type avec son oeil au beurre noir, sa lèvre déchirée et un paquet de mecs de Floride a ses trousses, veut tout de même poursuivre son business d’hameçonnage? Taré. » Jessica rassure Jarrett, affirme que ça va bien se passer, qu’elle sera de retour dans 3 jours. » Son toc de se frapper lui-même reprit de plus belle.

Jarrett lance: « Si tu ne pars pas avec moi, je vais me suicider! » Z le méprise et annonce « Oh non pas encore ce truc… Bon je vous attends dans la voiture, dépêchez-vous. » Le petit ami devient hystérique, hurle et pleure pendant que Jessica tente de le calmer. Zola patiente à la porte. L’homme s’arrête de pleurer net, comme dans un soap avec un mauvais jeu d’acteur. Il demande à sa copine: « Donc, tu ne viens pas? » Jess répond que non, et là, Jarrett s’élance en direction du balcon à vive allure et saute! Le coeur de Zola cessa de battre le temps que dura la stupéfaction. La blonde court à la fenêtre et découvre son conjoint, pendouillant sous le rebord, retenu par son pantalon qui s’est heureusement accroché. L’appartement est au 4ème étage, pas si élevé mais il serait surement mort étant donné la hauteur. Jessica tente de l’aider, Zola en pleurs appelle Z à la rescousse, lui explique que Jarrett s’est retrouvé coincé sous le balcon en tentant de se défenestrer. Le mac jure et demande ce qui cloche avec ce garçon. « Des familles vivent ici bordel! Qu’est-ce qui tourne pas rond dans sa tête?! ». Donc, Z remonte, attrape Jarrett, le gifle et le force à le suivre dans la voiture, Zola derrière eux. Jessica sort et s’adresse à elle: « Je te jure que je n’avais rien prévu, je n’ai jamais planifié le fait que tu piégerais des types avec moi. D’ailleurs tu ne l’as pas fait. J’espère qu’on pourra rester amies après tout ça. » Zola n’en croit pas ses oreilles, « cette fille ne parle pas anglais ou bien je rêve?! » pense t-elle. Elle lui répond: « Ecoute moi bien, je ne vais pas remonter pour te casser la figure car tu es déjà dans un sale état, mais il vaudrait mieux que je ne te vois ni n’entende plus jamais parler de toi! » Jessica disparut à l’intérieur. Zola boucla la ceinture de Jarrett pour l’attacher plus que pour sa sécurité et ils partirent pour l’aéroport.

L’avion se posa à Detroit, le petit ami de Zola l’attendait. Elle et Jarrett étaient lessivés, exténués et tous deux avaient une tête horrible. Son copain lui demanda qui était ce « blanc » et quel était le problème avec eux deux. La jeune femme lui dit qu’aucun des deux ne serait plus jamais le même, le pria de déposer le garçon à sa voiture et de la ramener à la maison. Il s’exécuta et après avoir reconduit Jarrett, Zola expliqua tout sur le chemin du retour à son conjoint. Il en resta bouche bée.

4 jours plus tard, Zola reçoit un appel en PCV émit depuis une prison de Las Vegas. C’est Jessica: « On s’est fait choper à Vegas en pleine tentative d’hameçonnage, on s’est tous fait coffrer! ». « Oh, se contente de répondre Zola, et pourquoi m’appelles-tu? ». La prostituée poursuit: « Z était recherché pour le kidnapping de 15 mineures et est lié à 6 meurtres incluant celui de Floride. » « Floride? Meurtre? Vous avez fait une erreur de numéro visiblement… » s’enquit Zola. Jess insiste « Demande à Jarrett de payer ma caution! Il ne répondra pas à mes appels ». Sans se démonter, Zola continue de feindre l’incompréhension: « Jarrett?? Vous avez définitivement fait un faux numéro! ». Elle raccroche, appelle Jarrett. Il sait déjà, l’informe que cela circule aux infos et que Z semble être un important trafiquant.

Plus tard Zola apprit que Jarrett et Jessica plaidèrent « non coupable », se défendant d’avoir été forcés par Z dont on taira le vrai nom et qui était visiblement recherché de partout. Il fut condamné à perpétuité. Zola sut par la suite que Jess était de retour à Détroit auprès de sa mère et de sa fille.

FIN

Pfiou! Je n’en peux plus les enfants! Ca m’a pris la journée pour traduire tous les petits tweets de l’amie @zolarmoon, alias Aziah King sur Twitter. A ce jour, j’ignore encore si toute cette histoire est vraie ou fausse, bien que celle-ci semble défendre la véracité de ses propos au travers de photos et de géolocalisation.

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Elle ne semble pas non plus être encline à laisser Jessica en paix et poste des photos d’elle et de sa nouvelle vie…

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Celle-ci semble dépassée. Elle a changé de compte instagram en titrant ainsi:

« Arrêtez de me harceler! Cette histoire de Zola n’est pas vraie du tout. »

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Pour ma part, je n’ai pas la force ce soir de mener une enquête plus approfondie. Je vous laisse la liberté de le faire, et ensemble les amis, ENSEMBLE, nous en découdrons! D’ailleurs si vous disposez d’infos dont je n’ai pas connaissance, n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaires ci dessous.

Comme promis, l’intégralité des tweets en VO. Bonne lecture bis!

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